Nouvelle adresse du
blog
www.meslecturesdelimaginaire.com
Résumé :
Un homme prêt à mourir raconte sa propre vie, celle du plus grand magicien de tous les temps. Son enfance dans une troupe de
comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d'audace, dans une prestigieuse école de magie où l'attendent de terribles
dangers et de fabuleux secrets... Découvrez l'extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d'exception... infâme assassin. Découvrez la vérité qui a créé la
légende.
Mon avis :
Ma maman m'a offert Le Nom du Vent à Noël dernier. Il était effectivement temps que je le lise ! Et comme j'ai décidé de
lire les livres que j'ai eu à Noël dernier, avant celui de cette année n'arrive, il fallait qu'il passe à la casserole ! Même si cela faisait un an qu'il poireautait sur ma bibliothèque, j'étais
très pressée de le lire. Mais j'avoue que sa taille m'a plus d'une fois fait choisir un autre bouquin à la place. Au final, son nombre de pages ne m'aura pas vraiment dérangé, puisque je l'ai
fini en 3 jours !
Il va être très difficile pour moi de parler de ce livre, sans spoiler. Alors je vous préviens dès le début qu'il y aura des
spoilers, mais que je ne vais pas mettre de balises ! Donc attention si vous n'avez pas lu le livre, je risque fortement de
dévoiler des éléments importants du livre.
Ce livre est donc l'histoire de Kvothe raconté par lui même.
Dès le début, j'ai aimé Kvothe. Je ne sais pas pour quelle raison, car au début du livre, il est présenté comme un simple
aubergiste. Mais on sait qu'il est bien plus que cela, on le sent, et surtout, on le veut ! En tout cas, dès le début, j'ai été conquise !
Je ne sais pas trop comment je vais m'y prendre pour parler de ce livre, je vais donc essayer d'en parler
chronologiquement.
Tout d'abord, nous découvrons la vie de Kvothe en tant qu'enfant, parmi la troupe de comédiens ambulants de ses parents, une
troupe d'Edema Ruh protégée par un riche Seigneur. Ce n'était pas de vulgaires saltimbanques, c'était une troupe de comédiens de cour.
J'ai adoré découvrir la vie que Kvothe avait parmi sa famille. Il était entouré, aimé de ses parents, mais également des autres
membres de la troupe. Puis il y a eu l'arrivée d'Abenthy, son premier mentor qui a découvert à quel point Kvothe était intelligent. Il lui a appris les rudiments de plusieurs matières, et il lui
a donné l'envie d'aller étudier à l'Université.
Tout le passage de son enfance est heureux, jusqu'au départ d'Abenthy. C'est à partir de ce moment que j'ai beaucoup pleuré au
cours de ma lecture. Soit pour des choses tristes, émouvantes, ou encore horribles.
Et on peut également dire que l'enfance de Kvothe s'arrête ici.
A partir de là, Kvothe va vivre au sein d'une grande ville, dehors, sans aucune protection, ni ressource. Cet épisode là est
parfois très difficile, de voir évoluer notre personnage principal dans cette ambiance, dans ce malheur, et surtout, de voir que rien ne lui sera épargné. C'est très dur, et ce moment de la vie
de Kvothe m'a beaucoup touché, et également fait verser beaucoup de larmes.
Puis, Kvothe réussi à s'en sortir, et il décide de partir à l'Université, pour suivre les projets qu'avait pour lui son ancien
mentor. Il y arrivera, bien que ce sera loin d'être facile. Et si l'on peut croire que ses tourments vont cesser lorsqu'il sera au sein de l'Université, vous vous trompez grandement. C'est
d'ailleurs bien le contraire.
Lors de sa nouvelle vie à l'Université, Kvothe ne sera toujours pas épargné, il sera toujours pauvre et aura beaucoup de
difficultés à survivre financièrement. Il se sera fait des ennemis, tant au sein des étudiants, qu'au sein des professeurs (d'ailleurs, au début, j'ai fait une petite analogie entre Hemme = Rogue
et Ambrose = Drago Malefoy, bon, les personnages sont très différents hein, mais ça m'a fait penser à ça, bien que cette impression soit très vite partie !).
Le système de l'école est très stricte, et les Maitres de l'Université n'hésitent pas à sanctionner les élèves par des coups de
fouet en public ! J'ai trouvé ça extrèmement barbare, et ça m'a dérangé un peu, même si ça n'a fait que renforcer le mythe va entourer Kvothe.
Lors de ce moment de sa vie, Kvothe va faire plusieurs rencontres. Il y aura ses camarades de l'Université, Simmon et Wilem
principalement, mais aussi Fela. Il y a bien sur Denna, avec laquelle il a une relation particulière. Auri aussi, une jeune femme en marge de la société qui vie sous l'Université. Il y a
forcément Ambrose, son ennemi qui ne veut que sa perte (et surtout sa mort ...). Il y a aussi les personnes qu'il rencontre au sein de Eolian, où il a été accueilli pour toujours pour jouer de la
musique. Devi également, la jeune femme usurier qui me fait d'ailleurs froid dans le dos. Et bien sur, le corps des Maitres. Chaque Maitre est particulier, et Kvothe aura plus d'affinité avec
certains que d'autres.
Toute cette période de la vie de Kvothe est marquée par le suspens. Déjà, il s'attire un nombre assez colossal de problèmes. On
sait dès le début qu'Ambrose lui cherchera des noises, et qu'il en a surtout la possibilité du à son rang dans la société. Dès le début, j'avais donc toujours peur que quelque chose n'arrive à
Kvothe par la faute de cet imbécile, et au bout d'un moment, ça pèse ! Je n'attends qu'une chose, qu'il frappe un bon coup, pour que mon stress puisse partir. Mais non, dès que quelque chose se
passait, on pouvait être sur qu'il allait arriver quelque chose d'autre.
Et puis j'étais sans cesse triste de la condition de Kvothe, sa pauvreté, le fait qu'il doive s'occuper de tout, tout seul, et
qu'il n'ait personne pour l'aider en cas de pépin financier.
La période à l'Université, bien qu'elle soit heureuse dans un sens car elle lui permet de faire enfin ce qu'il désire, et assez
difficile psychologiquement, car même si Kvothe parait bien moins sur ses gardes que lorsqu'il vivait dans la rue, le lecteur, en tout cas moi, j'étais toujours sur ses gardes, car j'avais
réellement peur que quelque chose n'arrive à Kvothe (ce qui ne manquait bien sur pas !).
Puis il y a eu un passage vers la fin que j'ai un peu moins apprécié que le reste, mais qui est tout de même utile pour comprendre
Kvothe. C'est celui où Kvothe part à la recherche de la noce qui a été incendiée et tuée par les Chandrians. La façon dont Kvothe part, en laissant tout tomber, montre à quelle point il est
obsédé par les Chandrians, et à quel point il ne sera jamais en paix tant qu'il ne se sera pas vengé d'eux. Mais ensuite, toute l'histoire avec le dragon et Denna ... et bien c'est là le seul
moment du livre qui m'a paru long et sans réel intérêt pour l'histoire. C'était intéressant pour voir la manière dont Kvothe a réagi face à une possibilité que les Chandrians aient fait un autre
massacre, mais c'est là tout selon moi.
Ce que j'ai apprécié, ce sont les interludes présentes au cours du récit, lorsque nous retournons dans le présent et que nous nous
retrouvons à nouveau dans l'auberge de Kvothe avec Chroniqueur et Bast. Parfois, ça m'a permi de reprendre mon calme et de me dire que tout va bien se passer, d'autres fois ça m'a fait rager
parce que je voulais la suite de l'histoire immédiatement ... mais de manière générale, j'ai apprécié ces coupures.
La fin de l'histoire laisse place à plusieurs questions. Tout d'abord, des questions sur le présent. Quelle était cette créature
qui est arrivée à l'auberge ? Est ce que Bast est vraiment un "gentil", est ce qu'il veut vraiment le bien de Kvothe. Dans un sens, j'en suis persuadée, mais je ne sais pas, dans la façon dont il
a parlé à Chroniqueur, j'avais l'impression qu'il voulait contrôler Kvothe. Mais en même temps, il veut simplement retrouver son ancien maitre. Je me demande aussi pourquoi Kvothe n'a pas réussi
à faire son acte de sympathie, et surtout, pourquoi Bast refuse que Chroniqueur lui en parle ?
Et puis surtout, des questions sur l'histoire de Kvothe ! Je veux savoir la suite de sa vie ! Ce qu'Ambrose va réussir à faire
pour faire expulser Kvothe de l'Université, et comment est ce qu'il va se débrouiller par la suite ? Ce qu'il va lui arriver. Et puis Denna ? Et Auri ? Et Elodin ? Et Bast ? Et ... et ... et
?
Je crois que je m'arrêterai là, et que je dirai simplement que c'est un livre merveilleux. Patrick Rothfuss a un don pour écrire
son histoire, pour captiver son lecteur de bout en bout, pour le passionner, pour l'émerveiller, pour le surprendre aussi. Et l'écriture de ce roman est une merveille ! C'est simple, sans
fioriture, ça coule de source. Ca a été un plaisir et un moment de bonheur de lire chacune de ces pages. Patrick Rothfuss est tout simplement un écrivain hors pair, il a un réel don pour
l'écriture, je peux vous l'assurer, vous le remarquerez dès les premières phrases que vous lirez.
Je peux vous garantir que maintenant je regrette d'avoir lu ce livre. Tout simplement car je ne sais pas combien de temps je vais
devoir attendre avant de pouvoir lire "les deux autres journées". D'ailleurs, j'aime beaucoup le fait que ce soit des journées, et non pas des tomes. D'ailleurs, j'ai mis un temps à comprendre
pourquoi Rothfuss utilisait ce terme, mais je trouve qu'au final, c'est une très bonne trouvaille.
Je ne peux que conseiller fortement de lire ce livre, c'est un réel coup de coeur. Et si les 800 pages de ce premier tome vous
effraient un peu (comme cela me l'a fait à vrai dire), je vous préviens que vous ne les verrez pas du tout passer.
La seule torture au cours de la lecture de ce livre, ce sera de reposer le livre lorsque vous devrez dormir, aller au boulot, ou
faire quelque chose d'autre que lire !
Note : ![]()
Autres articles : J'ai pioché quelques articles : celui de Coeur de Chêne, de Zedd, d'Acr0, ou encore de PtiteTrolle et pour finir celui d'If is dead. Je suis désolée, j'ai pas trouvé d'avis mauvais pour faire une petite comparaison ^^
Chroniques des Feals
Mathieu Gaborit